• Le Paso Jama et le désert d'Atacama

    En quittant Purmamarca et la montagne au sept couleurs, je prends la direction du Chili et du paso Jama, où 7 cols se succédent. Et sur 410km, il n'y a que 2 villages et peu d'eau. Je suis directement dans la cuesta de Lipan, 37km d'ascension pour passer de 2000m à 4170m d'altitude. La montée est longue, les lacets s'enchainent, mais j'atteinds finalement le sommet sans trop de difficultée.

     

    Après chaque montée une descente, celle-ci va me mener jusqu'au Salinas Grandes.

     

     

    Je met la tente à côté de la mine de sel qui se trouve au milieu du salar. Le coucher de soleil est magnifique. On me prévient que la nuit va être fraiche à 3450m d'altitude. Et effectivement au réveil, la température dans la tente est de -4ºC et de -10ºC à l'extérieur. Il me faut encore quelques kilomètres pour quitter le salar, puis s'en suit un long plateau avec de longue ligne droite qui me rappelle la Patagonie.

     

     

    Les premiers lamas font leur apparition.

     

    Et les vigognes également.

     


     

    Puis vient la seconde ascension, le mal paso à 3890m, avant une descente vers Susques, village pérché à 3640m d'altitude. Cette descente vers Susques a été dificille pour ce camion...

     

     

     

    Lorsque j'arrive, tous les hébérgements sont complets, il y a quelques touristes et surtout beaucoup de mineurs qui travaillent dans les nombreuses mines de sel de la région. Lorsque j'arrive au dernier, il reste une chambre libre pour 10€. Je dis que c'est un peu chère pour moi, en quelques secondes le prix tombe à 5€.

    Ensuite après un nouveau col à 4100m, je contourne le salar de Olaroz.

     

     

    A l'approche du poste frontière Argentin et du petit village de Jama à 4130m d'altitude le paysage est magnifique.

     

     

    Durant la nuit à Jama la température descend à -13ºC. Je me présente au poste frontière à 8H30, la température est encore largement négative. La douanière me prends pour un fou lorsque je lui dit que je prends la direction du Chili à vélo. Elle me dit qu'il fait trop froid et que la route va continuer à montée encore un moment. Elle reste une minute à me regarder sans rien dire avant de mettre le tampon qui m'autorise à quitter le territoire Argentin.

     

    Mais l'ascension en quittant Jama me réchauffe vite.

     

     

    Puis j'arrive à la limite officielle. Ce sont mes derniers instants en Argentine dans ce voyage. Petit moment d'émotion en quittant ce pays, ou j'ai vécu tant de bonnes choses!

    Et retour au Chili.

     

     

    La route continue à s'élever jusqu'au paso Jama à 4440m. Puis la descente me premet d'atteindre 2 lagunes où des flamants rose prennent leurs repas.

     

     

    Repas et longue discussion avec des motards anglais au bord de cette lagune. Mais le vent se léve pendant le repas et ce n'est pas bon signe quand il se léve si tôt dans la journée.

     

    La route s'éleve à nouveau et la végétation disparait.

     

     

    Ce nouveau col, le paso Paranal culmine à 4850m. La montée est faite de longues lignes droite, mais le vent vient de l'ouest comme souvent, il est donc de face. Ca devient très compliqué, la pente est à 6 ou 7%, mais je suis à plus de 4500m d'altitude avec un violent vent de face. L'effort est énorme pour ne rouler qu'à quelques kilomètre par heure. Chaque mètre devient un défi, mais le corps humain n'est pas capable de faire un effort aussi violent avec le manque d'oxygène. Je doit m'arréter tres réguliérement pour récupérer. Après avoir fait 100m, il me faut près de 5 minutes de pause pour récupérer. Un camion voit ma détresse et me propose de m'embarquer, mais je veux continuer à vélo. Mais à 4700m, je ne suis plus capable de continuer.

    J'ai trois options, la première, planter la tente là et attendre le lendemain matin ou le vent sera sans doute plus calme, mais il n'y a aucun abris pour le vent qui pour le moment est violent et à 4700m, la tempèrature va descendre sans aucun doute sous les -20ºC. L'option 2, faire demi-tour et redescendre jusqu'à un mirador à 4300m qui offre un petit abri du vent pour y passer la nuit. Mais c'est mentalement difficile de descendre un col apres tant d'effort pour le remonter le lendemain. Et la dérnière option, que je choisi finalement, rejoindre San Pedro de Atacama en pick up. Le premier pick-up qui passe m'embarque, dans ces rçegion desertique et a de telles altitutdes, la solidarité est grande avec les voyageurs à vélo. Apres quelques kilométres dans le pick-up, je suis frustré, mais je n'avais pas le choix...

     

     J'arrive donc a San Pedro de Atacama, au coeur du désert le plus sec de la planéte. La premiére journée dans ce village est consacré aux lagunes Tebinquiche et Cejar en compagnie de Jérome et Vincent, 2 fréres en voyagent en Amérique du sud pour quelques mois et de Kiwi le Néo-Zélandais. Ce sont 2 lagunes trés salée dans lesquelles le paysage se refléte et nottament les nombreux volcans de la cordillére avec au premier plan le Licancabur a prés de 6000m.

     

     

    Il est possible de se baigner dans la lagune Cejar, qui posséde un taux de sel supérieur a celui de la mer morte. Cette sensation est étrange, on flotte sans faire de mouvement. On peut se tenir debout dans l'eau, sans toucher le fond et sans couler. Une belle experience... Mais en resortant, on est recouvert de sel.

     

    Le soir, on décide de s'eloigner du village avec Kiwi et les 2 freres pour observer le ciel de l'Atacama, le plus pur de la planéte. Les plus gros observatoire astronomique du monde sont dans la région. C'est magnifique. Aprés quelques minutes des cailloux tombent a proximité de nous (environ une dizaine de fois)... On ne sait toujours pas d'ou il venait, on été seul au milieu du désert et on n'a vu personne autour de nous... Ca restera un mystére...

     

    Le jour suivant, est consacrée a l'exploration de la vallée de la mort a vélo avec Cedric le Québecois. Le paysage desertique est splendide avec toujours en arriere plan la cordillére des Andes. Mais la piste qui traverse la vallée est en sable, pas facile a vélo... On monte sur la dune la plus haute (il faut 1 heure pour la grimper) afin d'avoir une vue d'ensemble sur la vallée. Magnifique! 

     

     

    Cedric a prévu de faire l'ascension du volcan Lascar le lendemain matin. C'est le plus actif de la région et il culmine a 5600m. On peut observer le cratére, des fumeroles... Je décide de l'accompagner et une Sud-Africaine ce joint a nous.

     

    Notre chauffeur et notre guide passent nous chercher a 5H du matin. C'est parti pour 150km de route puis de piste en mauvaise etat pour rejoindre la lagune au pied du volcan ou l'on prend le petit-déjeuner. Mais, un gros nuage stagne au-dessus du volcan. C'est du souffre...

     

     

    L'ascension est impossible jusqu'au sommet, le guide nous propose de faire la moitié de la montée avant de faire demi-tour ou de reprendre la voiture pour faire l'ascension d'un autre volcan, le cerro Toco. Celui-ci est éteint. Il culmine a 5604m et on choisit donc de faire son ascension. C'est reparti pour 200km a bord du 4*4.  

     

    Au pieds de ce volcan se trouve l'observatoire ALMA, un radiotéléscope géant permettant d'observer les ondes millimétrique. Il est composee de 66 antennes (entre 7 et 12 métre de diametre chacune). Il a été inauguré il y a 2 mois, c'est un projet commun entre l'Europe, les Etats-Unis et le Japon qui a couté plus d'un milliard d'euros...

     

     

    Revenons a l'ascension, elle n'est pas trés difficile, la seul difficulté est l'altitude. Mais je n'ai pas de probléme, l'aclimatation dans le paso Jama a été bonne. On monte assez rapidement, peut-etre meme trop vite. Cedric, habitué des hauts sommets (Aconcagua, Kilimandjaro...)  n'a jamais marché aussi vite a plus de 5000m... Et il a quelques etourdissement en fin d'ascension, alors qu'il a déja fait bien plus compliqué avant...

     

    On arrive au sommet rapidement, la vue est magnifique, avec le desert d'Atacama a l'ouest, le volcan licancabur, la Bolivie, les laguna Blanca et Verde au nord, le paso Jama et l'Argentine a l'est et les autres volcans de la cordilliére au sud.

     

    Ici la Bolivie, et on apercoit la piste que je vais emprunter prochainement...

       

    Et là, la route du Paso Jama:

     

    La température est froide et le vent accentue le froid, aprés 15 minutes au sommet on redescend jusqu'au 4*4 et on rejoint San Pedro de Atacama.

     

    Le lendemain, c'est la vallée de la Lune a vélo qui est au programme. Prés de l'entrée du parc national, je fais une petite randonnée dans un canyon. Il faut traverser une caverne etroite et totallement noir sur environ 200m. 

     

    Il faut etre contorsioniste pour passer...

     

    Ensuite je reprends le vélo et croise Philippe, un Quebecois en manque d'eau. Je le depanne puis on fait la suite de la vallée ensemble. Il a un super etat d'esprit... Le paysage est recouvert d'une fine couche de sel.

     

    On observe un joli coucher de soleil avant de retourner a San Pedro.

     

     

     

    Aujourd'hui c'est repos et écriture de cet article et demain, sans doute la partie la plus dur du voyage qui commence avec la travérsée du Sud-Lipez en Bolivie. Et oui aprés plus de 6 mois en Argentine et au Chili je commence enfin un nouveau pays... Et je l'aborde de la facon la plus difficile par un desert en altitude... Il me faudra sans doute environ 10 jours pour traverser ce désert et le salar d'Uyuni avant de rejoindre la premiére ville, Uyuni...

     

    Toutes les photos sont visiblent ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10201182591675649.1073741841.1496106738&type=1&l=87231b11d8

     

     

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  • Commentaires

    1
    FRANCOIS DESPREZ
    Mardi 14 Mai 2013 à 07:53

    On a du mal à croire que cela peut être encore plus dur. Alors, bon courage et merci pour ces magnifiques paysages qui tranchent avec la grisaille qui s'éternise sur la Pévèle !

    Cordialement,

    François Desprez

    2
    tes parents
    Mardi 14 Mai 2013 à 08:15

    Quel courage et de volonté pour ton progé, beaucoup de fierté pour nous, de très belles photos

    bonne route et bon courage

    tes parents

    3
    2rouesvagabondes Profil de 2rouesvagabondes
    Mardi 14 Mai 2013 à 19:04

    Départ pour le LIpez retardé d'un jour. Merci et bon courage a vous pour supporter la grisaille de la Pévele!

     

    Jérémie

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    4
    jpbbl
    Jeudi 6 Juin 2013 à 16:31

    bonjour ici c ton oncle et tante de marseille nous somme très fier de ton aventure et de ton courage car on c que tu as du en chercher très loin pour ton aventure que t'aime beaucoup a bientot bonne route et revient avec beaucoup de beaux souvenir bon courage nous somme avec toi un gros gros bisous de nous deux 

     

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