• Guatemala et Belize

    Enfin un nouvel article après plus d'un mois de silence!

    Je vous parlez précédemment d'un changement dans le voyage. Pour la travérsée du Guatemala et du Belize, une amie, Julie, m'a rejoint pour voyager à mes cotés. Son arrivée commence avec un souci, puisque si elle arrive en temps et en heure a l'aéroport de Guatemala Ciudad, ce n'est pas le cas de son vélo, perdu par United Airlines... Il nous faudra 6 jours d'attentes et de communication très difficile avec cette compagnie, pour enfin le récupérer.

    L'attente, on la passe à Antigua (voir fin de l'article précédent), je passe donc 2 semaines dans cette ville, que je commence a connaitre par coeur.

    Avant d'arrivée à Antigua, je suis passé près du volcan Pacaya, il est entré en éruption quelques jours plus tard... On décide d'aller voir cela de plus près. L'ascension à pieds, n'est pas très difficile. La vue sur les volcans voisins est magnifique.

     Malheureusement pour nous, on arrive un jour trop tard pour voir les coulées de lave

     

     Mais on a la chance de marcher sur la roche encore chaude, qui moins de 24 heures plus tôt était encore sous forme de lave.

     On peut même y faire griller des Marshmallow, une belle expérience!

     On observe également un magnifique coucher de soleil.

     Avec vue sur les volcans de Agua, de Fuego et Acatenango.

     Le vélo enfin arrivé, on peut prendre la route. En quittant Antigua, les problèmes commencent pour moi. Dès la première ascension, c'est la chaine qui casse, puis quelques kilomètres plus loin, le dérailleur. Toute la transmission commence a être bien usée, il va falloir tout changer. Depuis un moment, j'entends réguliérement parler d'une association, Maya Pedal, qui se trouve à 10 kilomètres de là où le dérailleur a cassé, C'est un signe, il faut que l'on passe rendre visite a cette association. Lorsqu'on y arrive, c'est dimanche, il n'y a personne, mais le temps d'attendre, les voisins nous invitent pour le repas.

    Maya Pedal, on va y passer 2 jours, j'en profites pour tout changer. Je fais quelques aller retour jusqu'à Chimaltenango, la grande ville a proximité pour acheter les pièces nécessaires. Le voyage se fait dans des minibus prévu pour 14 personnes, A chaque fois, on est entre 25 et 30 personnes à l'intérieur! C'est plus chaleureux.

     Maya Pedal est une ONG situé dans le village de San Andrés Itzapa. C'est une association, qui à partir de vieux vélos, fabrique des bicimaquinas. Ce sont des machines, qui permettent d'aider les habitants de la région dans leurs taches quotidiennes. Les machines doivent être bon marché, facile à réparer et fonctionner uniquement avec l'énérgie humaine, en pédalant.

     Lorsqu'on y arrive, 4 filles bénévoles sont là, 2 francaises et 2 americaines. L'ambiance est excellente.

     

     L'association fabrique tous les types de machines, pour les travaux agricoles (pour égrainer le mais, préparer des boissons fruitées...), ou comme ici pour laver le linge:

     

     Mais pour tout comprendre, le mieux est de regarder cette excellente vidéo de moins de 3 minutes:

     Si vous avez du temps libre, que vous souhaitez apporter votre soutien et faire parler vos talents de mécaniciens et de bricoleurs, n'hésitez pas, allez-y! L'association a besoin de bénévoles. Vous serez loger dans cette magnifique petite ville de San Andres Itzapa, au coeur des montagnes Guatémaltéques, vous serez blanchi (enfin il faudra pédaler...). Seul le transport et la nourriture seront à votre charge (Il est très facile de bien manger pour moins de 5 euros par jour au Guatémala). 

    Pour plus d'informations, c'est ici: http://mayapedal.org

    Mais pour nous, il est temps de reprendre la route. On rejoint Chimaltenango et la Panaméricaine. Ce n'est pas la route la plus agréable avec la circulation et un long col a escalader qui culmine à 2253m d'altitude.  Dans la descente, on quitte la Panaméricaine, l'état de la route est moyen:

     Il est préférable de traverser la rivière.

     Puis commence un col très difficile, avec un passage de 3 km à 10% de moyenne et quelques passages bien plus raide. Cette seconde grosse ascension dans la journée est difficile pour Julie, mais elle trouve les ressources pour atteindre le sommet à 2172m d'altitude. Puis lorsque l'on atteint le village au sommet, il nous reste 16km pour rejoindre le lac Atitlan. On arrive alors que le soleil se couche, avec un temps brumeux après une étape de 80km.

     La journée de repos à Panajachel, au bord du lac est mérité et agréable.

     Nouveau jolie coucher de soleil, avec de l'autre côté du lac, les volcans Atitlan et San Pedro.

     Pour quitter le lac, c'est 20km d'ascension, avec les 3 premiers kilomètres à 10,7% de moyenne. Un bon échauffement. Les 6 suivants sont à 7,5%. Tout ca pour atteindre Chichicastenango après le passage du sommet à 2576m d'altitude. Mais avant cela, un dernier regard sur le lac Atitlan et une jolie cascade.

     

     A l'approche de Santa Cruz del Quiche, un 4*4 nous double dans une des nombreuses côtes avant la ville, c'est Erwin, un Americain expatrié depuis 5 ans qui nous invite à dormir chez lui. Il connait également un bon réparateur de vélo, j'ai besoin de 2 nouvelles soudures.

    Le lendemain, on part vers l'est sur une petite route très agréable. La région est plus rustique 

     On trouve refuge chez les pompiers de Joyabaj.

     

     Avant une grande journée de vélo. En quittant Joyabaj, après une côte, je fais une pause pour attendre Julie, dans un petit village. Je parle avec un vieil homme, qui me demande où l'on va. Je lui dit que l'on va vers Salama, il me décrit la route et les villages que l'on va traverser. Mais aucun nom, ne correspond a ceux que j'avais repéré sur ma carte. Je la sors donc et lui redemande les noms. Il m'explique qu'il y a un raccourci... On devait initialement prendre une route avec un col de 9km, à 9% de moyenne. Mais il nous propose une piste non asphalté, avec une montée, pas trop difficile. Cette piste nous fait gagner environ 30km. On choisit donc la piste.

    A la seconde rivière, il faut tourner à gauche et c'est parti pour l'ascension. Les 10 premiers kilomètres sont plutôt "tranquille". On croise quelques personnes, on a toutes les versions, pour certains, la montée est en pente douce, pour d'autres, elle est impossible à vélo, il faut un moteur...

    On traverse une rivière, puis un mur se présente face à nous. Et ca sera comme cela pendant 7km. La pente moyenne est de 13,6%! Avec un passage de 800 à plus de 18%...

    Pour comparer, voici les pourcentages moyens des côtes et cols les plus connus d'Europe:

    -Angliru (partie la plus dure): 13,4% sur 6,5km

    -Monte Zoncolan: 11,5%

    -Mur de Huy (partie la plus dure): 12,5% sur 800m

    -Alpe d'Huez: 8,2%

     

    Et en plus, nous, c'est une piste non asphaltée... Comment dire, c'est très très dure. La montée est interminable, bien sûr parfois il faut pousser.

     

     Julie chute, mais continue malgré les genoux ensanglanté. Voici a quoi ressemble l'ascension (mais ce n'est pas celle-ci, ici c'est l'autre coté de la vallée):

     On s'accorde une pause repas dans une petite tienda (petit magasin, ou l'on peut toujours profiter d'une agréable pause, autour d'une boisson fraiche). Les filles de la Tienda portent les tenues traditionelles du Guatemala comme la majorité des femmes dans ce pays.  

     Et enfin, le sommet est là, puis une descente, tout aussi raide et sur une piste en très mauvaise état. L'arrivée à Cubulco est un soulagement.

     

     Sur la route vers Salama, c'est moins dur, mais ca grimpe encore et il fait très chaud!

     Au sommet, on apercoit la petite ville de San Miguel Chicaj.

     Puis un dernier effort pour passer entre 2 montagnes et rejoindre Salama. On s'y repose, avec un accueil formidable des pompiers. On fait la rencontre d'un homme exceptionel, Mario, le chef, qui a participé activement à l'histoire de l'amérique centrale. Mais ca serait trop long de vous raconter son histoire... Il nous offre 2 T-shirts, un collier et un porte-feuille avant de repartir.  

     

     On file ensuite vers le lac Izabal, le plus grand du pays. Sur la route, un immense bouchon. Les professeurs sont en gréves et bloquent la route, qui est l'une des principales du pays, avec des blocs de bétons depuis plusieurs heures. On double les 10 kilomètres de file de véhicules qui attendent patiemment et on peut franchir le barrage.

     La route continue vers Rio Dulce à l'extrémité du lac Izabal.

     

     De là, on s'embarque sur 3 bateaux. Le premier pour rejoindre Livingston, au bord de la mer des caraibes. La descente du fleuve Rio Dulce est jolie.

     

     

     

     

     Il nous faut encore 2 bateaux pour rejoindre un nouveau pays, le Bélize. Le changement d'ambiance est radicale, cela commence dès la frontière où je ne suis pas traité comme un voyageur, mais comme un suspect (voir un coupable...).

    C'est le premier pays Anglophone du voyage et les gens sont beaucoup moins accueillant... Mais par chance, de nombreux hispaniques vivent ici (le Belize avait besoin de main d'oeuvre efficace et pas chère...). Comme par exemple Angel, qui vit dans un petit village, ou tout le monde fait parti de la même famille (il a 10 enfants).

    On passe un peu plus d'une semaine au Belize, c'est suffisant pour savoir que le détour par ce pays n'était pas indispensable. Sans parlé du coup de la vie, environ 4 a 5 fois plus chère qu'au Guatemala.

     Sur la route, de rares animaux nous apportent de la distraction.

     

     Mais les routes sont plutôt monotones.

     

     On passe 2 jours à Placiencia.

     

     

     

     Placiencia est sur un péninsule, resérvé aux riches américains.

     

     Parfois on quitte la route, pour se ravitailler en ramassant les oranges et bananes qui tombent des camions qui sortent des plantations.

     

     L'une des belles rencontres est celle de Donaldo et sa famille. On campe dans une atmosphére humide sur son terrain, et on partage le repas du soir avec la famille.

     Puis, on a le bonheur de retrouver le Guatemala, dans la région de Peten.

     On fait une pause dans l'agréable village d'El Remate, qui n'est qu'à 30km du site archéologique de Tikal, capitale du monde Maya.

     

    Tikal et le reste du Guatemala, c'est pour le prochain article..

     

    Je vous invite également à découvrir un article sur le blog de Dominique Bertout, parlant de mon voyage. Si vous voulez savoir comment est née l'idée, un historique rapide du voyage, le budget... c'est ici: http://velodom.eklablog.com/rencontre-avec-jeremie-geumetz-a106418290

     

    Toutes les photos en relation avec cet article sont visibles ici: www.facebook.com/media/set/?set=a.10203282852180849.1073741872.1496106738&type=1&l=431c51617f

     

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  • Commentaires

    1
    Alex
    Jeudi 20 Février 2014 à 00:53

    Bon courage et bonne route pour la suite


    Alexis

    2
    Marc Blervaque
    Jeudi 20 Février 2014 à 22:53

    Toujours autant d'admiration et de plaisir à lire et contempler les photos ! Je n'aurais pas penser à faire griller des Chamallows sur la lave d'un volcan.

    Nous pouvons peut-être adapter un vélo pour battre des bottillons au champ sur le modèle présenté à battre le maîs dans la vidéo de l'association. Merci pour tes expériences partagées.

     

    3
    tes parents
    Vendredi 21 Février 2014 à 11:31

    c'est toujours avec grand plaisir de regardé ton blog avec de très belle photos,

    et de bon reportages ,originale les brochettes de marshmallow, super les fabrications

    de l'ONG, bon courage et bonne route pour la suite.

    tes parents   

    4
    Samedi 22 Février 2014 à 01:54

    Merci à Tous!

    5
    F DESPREZ
    Dimanche 23 Février 2014 à 14:13

    Bonjour,

    Merci pour ces photos toujours plus étonnantes. On ne peut qu'être émerveillé par l'inventivité de Mayapedal !

    Bonne poursuite du périple

    Cordialement,

    F Desprez

    6
    jpbbl
    Samedi 1er Mars 2014 à 13:42

    bonjour toujours aussi content de voir t reportage de te suivre partout ou tu vas car la ou tu est sa nous apprend beaucoup de chose sur les pays hors de la france merci pour tout bonne continuation et bon courage a bientot beurk

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