• El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Le Salvador, mon 5ème pays d'Amérique centrale et le 11ème du voyage, ca commence par des paysages vallonées et une longue ligne droite.

     

    Après un détour par la ville de La Union, je rejoins rapidement le secteur de Chirilagua, ou m'attend José Inés et sa famille. José Inés, c'est lui:

     

    Ce Salvadorien a une vie peu banale. Voici un rapide résumé:

    Il est né au Salvador, au début de l'adolescence, il a rejoint le Québec pour fuire la guerre. Son premier souvenir du Québec, n'est pas bon. Lorsqu'il arrive au Québec, un douanier lui demande pourquoi il vient ici, il répond ce qu'on lui a dit de répondre: "je suis étudiant". Le douanier lui tend un stylo et lui demande d'écrire son nom. José Inés fond en larmes, il ne sait pas écrire. Le douanier, fière de son piége éclate de rire! A partir de ce jour là, il décide que plus jamais un c... dans ce genre se moquera de lui. Il étudie finalement au Québec et il y construit sa vie. Mais après 20 ans au Québec, il décide de rejoindre le Salvador... à vélo. Le voyage dur un an (6 mois à vélo et 6 mois passé en Californie).

    Il reconstruit sa vie au Salvador et depuis accueil les voyageurs à vélo. Il vit avec sa femme, la très sympatique Maria ses 2 enfants et les 2 enfants de sa belle-soeur. Je vais passer près d'une semaine dans cette famille formidable, a découvrir la vie Salvadorienne.

    José Inés posséde désormais 2 petits magasins ou il emploie une dizaine de personnes. En sa compagnie je découvre le marché de San Miguel, la grande ville à une vingtaine de kilomètres, là où il achéte ce qu'il vend dans ses magasins.

    L'occasion de parler aussi des conditions de vie des ouvriers au Salvador. Dans les magasins, par exemple, ils travaillent tous les jours, de 5 ou 6H le matin jusqu'à 20H, avec juste 45 minutes de pause le midi, 7 jours par semaine, avec un jour de repos par mois. Le tout pour 150€ par mois... Le coût de la vie est plus faible qu'en France, mais je vous garanties que 150€ par mois, ce n'est pas suffisant pour vivre!

    Ceux qui travaillent pour José Inés, ont de bien meilleurs conditions, avec des journées plus courtes, un jour de repos par semaine et un salaire beaucoup plus élevé.

     Je passe également Noël en compagnie de José Inés et de sa famille. Le soir du 24 décembre, en revenant de San Miguel, comme toujours sur les routes d'Amérique centrale, il y a beaucoup de cyclistes, de motards et de piétons. Et la plupart n'ont pas d'éclairage. Sur la route, des policiers ralentissent la circulation, un piéton est allongé sur le bord de la route, mort. Il a été percuté par un véhicule. Noël ne sera pas joyeux pour tout le monde.

    Après un passage par les magasins de José Inés, pour offrir des cadeaux aux employés, on rejoint la famille pour le réveillon.

    Dans la région, il y a un géant qui domine tout, le volcan Chaparrastique (ou volcan de San Miguel).

     Le 27 décembre, on part pour faire l'ascension avec José Inés quelques uns de ses employés et des jeunes du village. On est 7, mais rapidement un obstacle se dresse sur notre chemin:

     Un homme agé a abattu un arbre, qui bloque la piste. Il nous faudra une demi-heure pour en venir a bout et libérer la piste.

     

     L'ascension à pied peut commencer.

     Avec l'altitude, de nouvelles espéces apparaissent.

     Il faut environ 3H de marche pour atteindre le sommet à 2130m d'altitude et voir le cratére.

     

     La vue est juste magnifique! On fait une pause dès l'arrivée au sommet, José Inés qui en est a environ 50 ascensions de ce volcan nous explique tout.

     

     On fait le tour de l'énorme cratére.

     Au fond, des nuages de fumés se dégagent. C'est du souffre.

     

     On fait la fameuse photo, où il faut poser l'appareil photo sur son pied, mettre le retardateur sur 30 secondes et rejoindre très rapidement le sommet du rocher, sans tomber...

     Puis, José Inés propose de descendre au fond du cratére. Je suis le seul a accepter. Ce sont donc les 2 plus vieux du groupe qui descendent. Les jeunes sont fatigués... On approche au plus près les échappement de gaz après une descente périlleuse de 30 minutes.

     

     C'est impressionant de voir le volcan vivre.

     

     

     

     Mais maintenant, il faut remonter jusqu'au sommet du cratére.

     Avant de redescendre, alors que l'ombre du volcan approche déjà de la ville de San Miguel.

     Les photos que vous venez de voir, sont sans doute les dernières du volcan dans cette configuration. Puisque 2 jours plus tard, à 10H32 voici ce que j'aurais pu voir si j'étais encore dans la région.

     Le volcan est en effet entrée en éruption le 29 décembre, à 10H32, soit moins de 48H après que l'on ai quitté le cratére. Il n'y a eu aucun signe et donc aucune alerte avant l'éruption. Et José Inés très habitué des lieux n'avait remarqué aucune différence. L'erruption a donc été une surprise pour tout le monde, volcanologue et habitants de San Miguel. Par chance, personne n'était sur le volcan ce jour là et il n'y a pas eu de victimes. Je vous laisse regarder une vidéo de l'erruption:

      

    Je vous laisse imaginer le résultat si l'on était au fond du cratére... 

    Mais, j'avais repris la route le 28, je n'ai donc rien vu de cette éruption, j'étais a environ 100km. La fille de José Inés, dont je suis incappable d'écrire le prénom sans faire moins de 3 fautes d'ortographes voulait m'accompagner. Ce fut un des bons moment du voyage, de partager la vie de cette famille et de ce Salvadorien qui parle parfaitement Français, avec un énorme accent Québécois.

     Sur la route, je croise d'autres volcans, plus calme.

     Et aussi des vaches...

     Les jours suivants l'ascension du volcans, pour bien me reposer, je fait des journées de 130 à 160km... Je retrouve l'océan Pacifique.

     

     

    Je découvre un nouveau panneau de la sécurité routière, "attention, traversée de surfeurs" 

     Puis la route devient beaucoup plus vallonée le long de l'océan.

     Je ne suis déjà plus qu'a quelques kilomètres du Guatemala, prochain pays du voyage. Mais je décide de faire un gros détour pour me diriger vers le volcan Santa Ana, plus haut sommet du pays et surtout vers la lac de Coatepeque. Je retrouve la montagne, avec un col a plus de 1000m, le premier depuis le Panama.

     Je prends le chemin le plus court pour rejoindre le lac. Le chemin traverse un cimetiere.

     Avant une grande descente sur les pavés.

     Et le lac apparait.

     Je fais le tour du lac, mais je ne le voit pas...  il est entourée par des grandes villas, entourées de hauts murs  qui empéche de voir le lac. Si on veut voir le lac, il faut beaucoup d'argent. Mais aprés 2H de piste, je trouve enfin une bréche entre 2 restaurants hors de prix, alors que le soleil se couche déja. 

     

     Il est impossible de trouver un lieu ou dormir ici, sans débourser l'equivalent de plusieurs semaines de voyages... Je quitte donc la zone, en grimpant un nouveau col, de nuit.

     Mais dans la montée, le cadre casse pour la 7eme fois... Pour finir l'année en beauté, puisqu'on est le 30 décembre. Je marche jusqu'a trouver un lieu ou dormir. l'avantage c'est que j'ai un joli point de vue le matin. Il me faut marcher quelques dizaines de minutes pour rejoindre Congo et le premier soudeur. Quelques dizaines de minutes plus tard, je repars en me demandant dans combien de temps il va recasser...

     Une longue descente me conduit ensuite vers le Guatemala, et déja ses montagnes approchent.

     Puis la riviére frontaliére est la. A droite c'est le Salvador, a gauche le Guatemala.

    Il ne me faut que quelques minutes, pour ne pas dire quelques secondes pour les formalités douaniéres.

    El Salvador

    Puis c'est le premier col Guatémaltéque et un dernier regard vers le Salvador.

    El Salvador

     

    El Salvador

    J'entre dans une région ou l'on cultive l'ananas. 

    El Salvador

    Tous les 100m il y a des stands comme celui la ou vous pouvez acheter 4 ananas pour 10 quetzales, soit 0,90 euros. Je me contente d'un ananas pour reprendre des forces. Un peu trop de forces...

    El Salvador

    La chaine n'y résiste pas! Je commence l'année 2014 en beauté (on est le 1er janvier. J'en profites pour souhaiter une bonne année 2014 a tous les lecteurs de ce blog!) Mais je n'ai pas le courage de réparer, je continue a rouler comme cela, sans forcer.

    Je quitte la route principale, mais je n'ai pas de carte du pays et on m'envoie sur une mauvaise route, mais je continue et le lac Amatitlan apparait, enfin les villas qui l'entourent. Mais celui-ci, je veux le voir, une seule solution, entrer dans une villa. Alors que je roule, un homme m'interpelle depuis son jardin. Je m'arréte. L'homme, c'est Cesar. On discute quelques minutes a travers le grillage, puis il m'invite a venir prendre un rafraichissement depuis la terrasse de sa villa. La vue est imprenable sur le lac. Aprés le jus d'orange maison, la sympatique femme de César me prépare un repas. 

    El Salvador

    Aprés le repas, on va un peu plus haut dans la propriété, pour voir la capitale, Guatemala Ciudad. Je profite de cette pause pour réparer et reprendre la route.

    El Salvador

    Le soir, je rejoint le village de Santa Elena Barillas, ca ressemble beaucoup au Pérou, sauf que les gens sont sympas... Je dors a la mairie et on m'offre le repas, des Tamales Guatémalteques. 

    Le lendemain je rejoins la lagune de Calderas par de petites pistes.

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Il n'y a pas d'age pour porter du bois...

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    La lagune Calderas avec en arriére plan le volcan de Agua.

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Le volcan de Agua, je me dirige justement vers lui, je souhaite rejoindre Antigua qui est de l'autre coté. Je dois franchir le col a droite du volcan, mais avant il faut descendre au fond de la vallée.

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    Je commence l'ascension vers Santa Maria de Jesus. C'est une petite piste en trés mauvaise etat. Il n'y a presque pas de circulation. L'ascension est trés dificille et je dois souvent marcher et pousser le vélo. Et a 13km du sommet... Une soudure du cadre lache une nouvelle fois... Je marche, mais rapidement un vieux Pick-up approche et le chauffeur me propose spontanément de l'aide. Je monte a l'arriere avec le vélo, mais il n'y a pas beaucoup de place, une famille et quelques marchandises sont deja la.

    Et c'est parti, le rodéo de Santa Maria de Jésus commence. Le principe, vous devez etre debout sur le dos d'un pick-up enragé qui cherche a vous ejecter, sur une piste défoncé, en vous tenant au véhicule d'une seule main, l'autre servant a essayer de maintenir le vélo debout, pour ne pas ecraser la femme et la fille assises a l'arriere... Le pick-up me met quelques coups dans les cotes, mais ca va, jusqu'a...

    Un violent trou sur la route, une des saccoches du vélo se décroche et tombe sur la piste. De ma position, je ne peux pas prévenir le chauffeur, je previens l'autre homme a l'arriere, mais il ne me comprends pas, il ne parle pas Espagnol... De nombreux villages du Guatemala possédent leur propre dialecte et une partie de leurs habitants ne parlent pas l'Espagnol. Apres des gestes, il apercoit enfin la sacoche et tape sur la cabine du chauffeur. La béte s'arréte. Je peux courir pour récupérer la saccoche. On repart, c'est toujours aussi agité, mais on rejoint Santa Maria sans probléme.

    Je prends le temps d'observer cette ville. 

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    De croiser un joli regard.

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Un autre moins joli...

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Il y a une prossesion dans la ville.

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Et se sont des jeunes filles qui servent de porteurs.

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Et ici c'est le regard, "tu ne pourrais pas nous aider au lieu de prendre des photos!"

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Au Guatemala, les tenues de femmes et des filles sont trés colorées!

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    J'effectue la descente vers Antigua avec prudence sur mon cadre fissuré.

    J'atteinds l'ancienne capitale du pays dans l'aprés-midi.

    Je vais passer pas mal de temps dans cette jolie ville, mais trop touristique a mon gout!

    Antigua en image: 

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

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    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Mais cette jolie ville n'empeche pas le clown d'etre triste:

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Il y a d'intéressante photos a faire des gens qui vivent ici.

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Je découvre également le marché.

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Sinon, la ville d'Antigua est entourée par trois volcans.

     

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Dont le volcan de Fuego. Depuis le début de l'année 2014, l'activité du volcan a augmenté, avec en moyenne 8 petites explosions par heures, avec des projections de cendres. Une grosse éruption est possible prochainement... Voila ce qu'on voit depuis le centre ville d'Antigua:

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Une derniére photo pour cet article avec ce jeune cireur de chaussures. 

    El Salvador - Guatemala (sud-est)

    Je fais également un détour par la capitale, ou je suis héberger par un couchsurfer super sympa, Francisco. Il me fait découvrir le site archéologique Maya de la capitale. Mais désolé, les photos ne veulent pas sortir de la carte mémoire...

    Dans le prochain épisode de 2 roues vagabondes, il y aura un gros changement dans le voyage, mais on en parle plus tard!

    Les photos du Salvador: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10202956793709591.1073741868.1496106738&type=1&l=fbc5662f6e

    Les photos du Guatemala: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10203022193024533.1073741870.1496106738&type=1&l=0dcb6026d9

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  • Commentaires

    1
    tes parents
    Dimanche 12 Janvier 2014 à 20:43

    Toujour aussi passionnent avec beaucoup de générosité des habitants,

    les volcans sont magnifique mais dangereux, tu as beaucoup de courage

    et beaucoup de volonté,  bonne route pour 2014 et moins de problème

    avec ton vélo!! 

    tes parents   

    2
    F DESPREZ
    Lundi 13 Janvier 2014 à 10:30

    Merci pour ces belles images mais vous l'avez échappé belle avec ce volcan intempestif !

    Vous allez l'air en pleine forme pour ce début d'année que je vous souhaite heureuse mais votre vélo tiendra-t-il le coup jusqu'en Amérique du Nord ?

    Courage et bonne chance pour la suite.

    Cordialement

    F Desprez

    3
    jpbbl
    Lundi 13 Janvier 2014 à 12:08

    bonjour je voie que tu as eu beaucoup de chance pour le volcans toujours très intéraisant de voir tout se que tu fait merci pour tout se que tu nous  montre bon courage pour la suite en espèrant que le vélo tienne aussi ton oncle et tante 

    4
    Dimanche 26 Janvier 2014 à 12:30

    De magnifiques photos Jérémie. Un vrail régal pour les yeux. On voudrait aussi y être. Continue à nous éblouir


     

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