• Canada: Dempster Highway

    Je n'ai quitte Whitehorse que depuis quelques minutes, quand la pluie commence. Aujourd'hui, ca sera 10H de velo sous la pluie et quand enfin elle cesse, mon pneu arriere explose. Il est dechire sur le flanc sur environ 10cm. J'ai 2 option, revenir en stop vers Whitehorse qui se trouve deja a 170km ou aller a Dawson et y chercher une solution. Vu l'etat general du velo, il est preferable de ne pas revenir en arriere et de l'economiser. 

    Je trouve directement un pick-up qui m'amene a Dawson dans la soiree (enfin dans la nuit, on arrive a 1H30, mais il ne fait pas noir). Le lendemain je trouve un pneu de VTT dans le magasin de bricolage de Dawson, j'en prends un d'avance au cas ou... 

    Dawson, c'est la ville de la ruee vers lors, qui a ete contruiste sur les rives du fleuves Yukon, quand les chercheurs d'or ont debarque dans la region.

     

     Mais je ne m'y attarde pas, je prends la route pour 40km vers l'est.

     Puis, c'est direction plein nord. Apres ce pont, la Dempster Highway commence.

     La Dempster, c'est 735km de piste, jusqu'a Inuvik, la ville la plus au nord du continent accessible par la terre. A mi-route, a Eagle Plaine, il y a une station essence et un hotel-restaurant.

    Canada: Dempster Highway

     La premiere portion de la route est une serie de montee et de descente au milieu de la foret Boreal. 

     

     Ici aussi les ours sont presents. Ils prennent la direction de la foret, mais quand je passe, l'un des oursons est juste au bord de la route, debout en train de me regarder. Il est super mignon, mais je cherche surtout du regard sa maman...

     Puis les montagnes de Tombstones apparaissent. Je passe la nuit au pied du col North Fork. Le lendemain l'ascension commence pour atteindre les 1289m d'altitude.

     La descente m'emmenent dans la Taiga, ou seul quelques arbres arrivent a pousser.

     

     

     

     

     

     Alors que le climat etait clement au sud du col, un vent violent et glacial balaye la Taiga faisant danser les quelques arbres qui ont eu le courage de pousser ici. En ce 1er jour d'aout, je suis oblige d'enfiler la veste thermique, les gants et le bonnet.

     De nombreux lagopedes s'envolent a mon passage. Ces oiseaux, sont blancs en hiver.

     En passant au bord de quelques lacs, le vent est toujours aussi violent est le ciel de plus en plus gris.

     

     Je suis desormais sur les hautes terres du plateau de Blackstone et la pluie commence.

     

     L'ascension du second col se fait donc sous la pluie, le Windy pass (col venteux). Les derniers kilometres sont difficiles avec le vent de face. Mais il cesse au sommet, pas la pluie.

     Des montagnes noirs entourent le sommet, j'y vois les traces de la migration des caribous. Une horde de 150 000 caribous passent l'hiver un peu plus au sud. Dans la descente, la foret boreale refait sont apparition et il y a meme un peu de soleil.

     Les 50 premiers kilometres du troisieme jour sur la Dempster se font dans une vallee.

     

     

     Le 3 aout, l'automne commence deja dans la region, alors que l'hiver ne s'est terminee qu'au mois de mai...

     

     Puis l'ascension de la 7 miles hill commence. C'est une montee de 11km qui me permet  d'atteindre la crete d'Ogilvie.

     Le vent est violent sur la route des cretes, mais la vue est jolie.

     

     Et au loin, la pluie...

     En empruntant cette route, je n'ai pas pense a faire le plein d'eau, l'eau etant abondante avant... Mais qui dit route sur les cretes, dit absence de rivieres, de lacs... Il n'y a pas possibilite de se ravitailler en eau entre les kilometres 240 et 370. A l'exception d'une petite marre a l'eau noir. Un loup vient d'ailleurs s'y ravitailler, il y a de nombreuses empreintes autour de la marre. Moi je prefere demander de l'eau aux quelques vehiculent qui passent.

     

     Le lendemain, le soleil est de retour sur la route d'Eagle Plains. Mais il y a 2 bonnes ascension avant de rejoindre la station service place a mi-chemin sur la Dempster. Je refais le plein... En eau! Avant une descente, puis une nouvelle longue ascension.

     

     

     

     

     Cette ascension m'ammene dans la Toundra. Ici les secours se font par avion, et la piste d'atterissage est sur la piste qu'empruntent les vehicules.

     

     Puis un cercle apparait au loin...

     Je ne parle pas de l'arc-en-ciel, mais du cercle polaire. Au km 405, je passe les 66 degres 33 minutes de latitude nord.

     Mais le cercle polaire Arctique, c'est quoi? Au nord de cette ligne, il y a au moins un jour par an ou le soleil ne se couche pas et un jour par an, ou le soleil ne se leve pas. Il y a donc un journee de plus de 24H et une nuit de plus de 24H...

     Le paysage est joli, mais le ciel menacant. Un orage eclate au loin.

     Ce qui ne perturbe pas le chien de prairie, qui attend que les touristes qui s'arretent ici le nourissent...

     Au cercle polaire, je fais la connaissance d'Alex, un canadien qui vit a Dawson, la ville au depart de la Dempster.

     Mais l'orage approche! 2 options:

    1- planter la tente avant qu'il arrive, en sachant que c'est complique de trouver un abri du vent dans la toundra

    2- Rejoindre un camping situe a 40km, et rouler une partie sous la pluie, mais la-bas, il y a une "cuisine" ou je peux passer la nuit au sec, a l'abri du vent, et je peux y faire un feu.

    Je choisis l'option 2. Et je roule plus de 2H sous une forte pluie pour rejoindre l'abri.

     Le lendemain matin, la pluie cesse.

     

     Mais la piste prend la direction des nuages...

     Je suis dans l'ascension du Wright pass. La meteo est mauvaise... Brouillard, pluie, froid et vent violent, tout y est!

     

     Au sommet, nouvelle region, les Territoires du Nord-Ouest. L'embleme de la region est l'ours polaire, il est possible de le rencontrer dans la region en hiver.

     3 cols se succedent ensuite, dans des conditions difficiles. Je ne sors plus l'appareil photos, qui montrent des signes de faiblesse avec toutes cette humidites.

     

     Le materiel souffre aussi avec la boue, dans la derniere descente vers la riviere peel, ce sont les freins qui ne repondent plus! C'est toujours amusant de freiner un velo de 50kg, avec les pieds sur de la boue...

    Je dors pres de la riviere, le lendemain, le temps est meilleur. Enfin, un peu moins mauvais.

     Inuvik n'est plus qu'a 196km quand je me reveille. Et c'est desormais presque plat. J'approche du village de Tsiigehtchic et de la seconde traversee en Ferry. Cette fois-ci, c'est le fleuve MacKenzie.

     

     En attendant le ferry, je fais la connaissance d'un policier sympa qui me ravitaille en vivre. Son vehicule de police est desormais banalise, sur la Dempster, tout le monde fini avec un vehicule de la meme couleur.

     Inuvik n'est plus qu'a 128km, mais dans l'ascension apres la traversee du fleuve, les problemes commencent. Avec la boue des derniers jours, la transmission a souffert, les vitesses ne passent plus corectement. Je n'ai plus qu'un pignon qui fonctionne.

    Inuvik n'est plus qu'a 96km quand le derailleur casse

     Je dois desormais rouler sans. Le compte a rebours kilometrique commence, vais-je pouvoir atteindre Inuvik a velo?

     A 75km, c'est la chaine qui casse (je ne parle pas de la pedale casse, du compteur qui ne fonctionne plus...). Je repare et c'est reparti.

    Il commencent a etre tard, mais je ne veux plus m'arreter tant que je ne suis pas a Inuvik. Je peux profitez de l'absence de nuit pour continuer a rouler et attendre Inuvik a la fin de cette 6eme journee sur la Dempster.

    A 23km d'Inuvik, il est minuit et le soleil flirt avec l'horizons, quand la chaine casse a nouveau... Une nouvelle reparation.

     Et je reprends la route, le silence est absolue, il n'y a plus une voiture a cette heure.

    Alors que j'atteinds presque la ville la plus au nord du continent accesible par la route, je repense a tous les moments magiques vecu depuis Ushuaia, la ville la plus au sud...

    Je repense au premier contact avec l'Argentine et a cette partie de peche avec Claudio dans l'Atlantique sud, en regardant les sauts des baleines au loin, je repense a la Terre de Feu, a son vent violent et ses paysages desoles, aux quelques jours de randonnees partages avec Quitterie a Torres del Paine, Aux premiers voyageurs a velo croise, Jan, Joscelyn, Sydney, remy, Linda, Ronnie et tous les autres... Je repense a la Pampa, aux guanacos et aux nandus. Je repense a la nuit face au majestueux glacier Perrito Moreno, seul a ecouter les craquements de la glace. Je repense a El Chalten, les longues journees a atteindre la fin de la tempete et aux paysages grandiose de cette randonnee autour du cerro Huemules, puis au 1000km de la Carretera Australe, ses magnifiques lacs, a la jolie rencontre du parc los Alerces, et le mate partage avec Clari et ses amies dans un paysage de reves. Puis je revois les volcans du sud du Chili, Valparaiso, Vina del Mar, aux charmantes Marisol, Natalia...

    Et comment ne pas repenser a Laura, la rencontre a El Chalten, cet instant sur la place d'El Bolson, les moments passes ensemble au Chili, cette soiree glacial de juin en cette fin d'automne australe, assis sur ce banc, sur la triste place de Rio Gallegos, balaye par le vent... Je repense egalement au merveille du nord de l'Argentine et du Chili, au Paso del Agua Negra, cette ascension a 4780m d'altitude, avec Tom, au milieu de paysage venu d'une autre planete, a l'Atacama, puis l'Altiplano et ce merveilleux village, a 4500m d'altitude, tellement paisible, ou seul le retour au village des troupeaux de lamas et d'Alpagas vient troubler le silence, au milieux des lagunes et des volcans enneiges.Je repense a la folle ville de La Paz, au lac Titicaca et la magnifique Isla del Sol, puis vient le Macchu Picchu, Je repense a ce "musicien" dans un restaurant de Cusco avec Caroline et aussi aux longues ascensions Peruviennes, la casa de ciclista de Lucho. Puis l'Equateur, Loja, Cuenca, le Cotopaxi et l'accueil de Leonardo, meme si il m'a force a mange du cuy.. Et la frontiere avec la merveilleuse Colombie est deja la. Tant de diversite, tant de gens souriants et accueillants dans ce pays. Je repense bien-sur au 10 jours passe avec l'inoubliable Dalixa, une fille exceptionelle, et sa famille a Bogota. Et aussi a Guatape, ou je fais la connaissance de Demian qui m'accueillera a Mexico. Puis a la magnifique ambiance de la casa de ciclista de Medellin.

    Puis c'est la mer des caraibes, le voilier Odysee II, et sa capitaine, en direction du paradis (Iles San Blas). Les singes et les crocodiles du Costa Rica, ses magnifiques paysages, entre forets humides et immenses plages. Je repense au lac Nicaragua, a l'accueil grandiose de Jose Ines, le plus Quebecois des Salvadoriens et a ce noel passe avec sa famille. Puis je repense a l'ascesnion du Volcan San Miguel qui explosera moins de 48H plus tard... Ensuite c'est le Guatemala, un pays magnifique pour sa culture, son accueil. A l'experience du voyage a 2, avec Sigrid. Je repense a cet homme qui me raconte son incroyable histoire, son passe, qui se livre, chose qu'il ne peux pas faire dans sa ville, avec ses amis...

    Et ensuite c'est au Mexique que je pense, le Chiapas, la folie du carnaval de Veracruz et se defi, l'ascension du Pico de Orizaba, plus haut sommet du pays (5640m) depuis le niveau de la mer. Une experience magique, dans des paysages de reve et la longue marche sur le glacier en compagnie de Pachi. C'est la egalement que je rencontre un des personnage marquant de ce voyage, Vicente! Il m'offrira un toit et bien plus, quand j'en aurai besoin quelques temps plus tard. Je repense a tous les instants passe au coeur de cette famille, avec Vicente, Laura, Sofia, Jonathan et Christian. J'y ai decouvert un niveau de gentillesse que je ne pensais pas l'etre humain capable d'atteindre! Puis, c'est la Baja California, Joly Camper, Marco et cet instant ou le coeur s'arrete de battre, face a ce crotale, pret a me bondir dessus.

    Je repense au grand canyon, seul face a cette immensite, puis je repense aux falaises multicolores de Zion et au spectacle geologique de Yellowstone. Et enfin au Canada et a ses nombreux ours. Et tellement d'autres personnes, d'autres lieux, d'autres instants.

    Tout cela pour dire que j'ai vecu tellement de chose en 21 mois, que le voyage ne peut pas s'arreter la, si vite en Amerique du Nord. Donc L'AVENTURE CONTINUE! Pour savoir ou et comment, il va falloir attendre les prochains articles...

    Mais revenons a l'approche d'Inuvik et aux 2 renard polaire que je vois. Mais ils sont trop rapide, je ne peux photographier que leurs empruntes.

     Et voila, il est 2H17, lorsque je franchi la ligne d'arrivee de cette longue route vers le nord a Inuvik. Le compteur affiche 35 085km Malheureusement, l'ocean Arctique n'est qu'a 130km, mais n'est pas accessible par la route pour le moment.

     La fatigue l'emporte sur la joie, je m'installe dans un des parcs de la ville pour la nuit.

     Je n'ai pas vu de caribou sur la route, je dois me contenter de celui du visitor center.

     Et voici un lagopede (vu plus haut) en version hivernale.

     L'ambiance a Inuvik est speciale, cette ville a ete construite pour les mines et aussi pour sedentariser les Inuits. Puisqu'il est intolerable d'avoir des nomades dans un pays civilise... les Inuits ont ete parque ici, mais comme ils ne se nourrissent plus de ce qu'offre la nature, ils ont  besoin d'argent. Mais aucune entreprise ne vient s'installer dans un lieu si inaccessible. Le Canada leur fourni donc de l'argent. Mais ils s'ennuient, n'ayant plus rien a faire... On leurs fourni donc de l'alcool... Voila le resultat quand notre belle civilisation veut imposer son mode de vie a tous...

    Je ne m'attarde pas, la nourriture est hors de prix ici. Apres 2 jours, je repars vers le sud, mais le velo n'est plus en etat. C'est donc en stop. C'est d'abord un viel homme Inuit super gentil qui m'ammenent jusqu'au 2nd ferry et me propose de dormir dans sa cabane de peche pres de la riviere Peel. Mais je trouve tout de suite un routier qui m'emmene. La meteo n'est pas meilleure qu'a l'aller.

     On dort a la stacion service et on reprend la route vers le sud le lendemain matin. Mon chauffeur est un routier de l'extreme, chaque semaine il fait l'aller-retour entre Inuvik et Edmonton. 3000km separe les 2 villes. Et depuis 15 ans, il roule chaque hiver sur la glace du fleuve MacKenzie et de l'ocean Arctique.

     

     

     

     Et deja je suis de retour a Dawson.

     

     J'y retrouve Mike et Emily, avec qui j'ai deja roule au Montana et en Colombie Britannique.

    En arrivant en ville, Le velo est en tres mauvaise etat, derailleurs avant et arriere casses entre autres. Mais pas de magasins de velo a moins de 500km. La seul option et de trouver des pieces a la decharge, mais je ne parviens pas a reparer...

    Alexander, d'une grande gentillesse, rencontre au cercle polaire, m'offre un toit pour quelques jours.

     Et me fait decouvrir le meilleur point de vue sur la ville.

     

     

    Avant que le voyage continue loin d'ici, je prends la direction pour un mois en Alaska. C'est au prochain episode!

     

    Les photos sont visiblent ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10204653304641304.1073741902.1496106738&type=1&l=d2f7efaadd

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  • Commentaires

    1
    Sydney le Suisse
    Samedi 16 Août 2014 à 20:03
    ReSpect Jeremy!!!!!!!! ConcrAtulation, je suis vraiment Impressione de ton voyage!!!! Je suis Tres courieux ou tu Vas continuer ton voyage!!! La semaine definiere j etait a Rotterdam Avec le Velo pour y visiter Gijs And Karen, les deux Holandais que nous Avons Vu Au Chili!!!

    Bonne Chance Mon Ami!!!!!! Sydney
    2
    Joly Camper
    Samedi 16 Août 2014 à 21:22

    Super cet article Jérémie, de très belles photos, un magnifique reportage et une grande émotion en lisant tout ceci, encore bravo et avec tout ca tu ne peut plus t arrêter!!!!! On attend la suite avec impatience!!! Grosses bises de tes 4 fans

     

    3
    Marc Blervaque
    Dimanche 17 Août 2014 à 06:28

    Traversée du Dempster impressionnante ! Des paysages à vous couper le souffle et ces routes qui n'en finissent pas, sans parler des conditions météo qui n'incitent pas à mettre un cycliste dehors. Et Bravo, tu es arrivé au bout de ton projet. Le résumé de tes 35 085 km est émouvant, nous avons l'impression en lisant ces quelques lignes de revivre ton parcours et cette fabuleuse expérience humaine. Bonne chance pour la suite.

    Amicalement. Marc.

    4
    tes parents
    Dimanche 17 Août 2014 à 18:06

    beaucoup d'émotion en lisant ton article tes photos son magnifique ,nous sommes très fières de toi pour se super voyage que tu a fait avec beaucoup 

    de courage et de volonté encore bravo et bonne route pour la suite.

    tes parents   cool  

    5
    FRANCOIS DESPREZ
    Mardi 19 Août 2014 à 10:06

    onjour Jérémie, C'est vraiment l'aventure extrème ! Merci d'avoir retracé tout le périple qui met cette arrivée au Cercle Polaire en perspective. Votre volonté l'emporte visiblement sur les problèmes de matériel et heureusement, vous continuez à bénéficier d'une large hospitalité ! Bon séjour en Alaska. Cordialement, François Desprez

    6
    Kathleen and Norm
    Lundi 25 Août 2014 à 08:27

    Wow. You made it Jeremy!! That is awesome. We met you in Stewart and were amazed at the journey you had planned. Mile by mile, hill and mud and rain and you got through! Congratulations! It was great seeing your pictures of Dawson and the Dempster Hwy. You have such incredible skills as a photographer. I enjoyed you pictures to Inuvik. Having been up the Dempster and just returned from there I could see the beauty and mountains and know of the smell of the mud and the trials you have gone though to get to Inuvik. That sign of Welcome to Inuvik must of felt like reaching the moon. Such effort you put into it. I was happy to see that you did not have to bike it all back and that Dawson City welcomed you back. You have probably just missed the icy start of the fall. Good timing. The pictures were perfect conveying your trip. Thanks for sharing. It is been a week. Where are you now and where are you going?

    Well done Jeremy. You have stamina, strength and determination and much much courage. You have my admiration.

    Kathleen and Norm Parry from Terrace BC.

    7
    Emmanuel
    Lundi 25 Août 2014 à 10:45

    Un très grand bravo ! J'ai suivi ce blog très régulièrement et suis très admiratif de ton courage (surtout à dormir en pleine forêt près des ours yes ). Il faudra nous prévenir lorsque tu publieras un livre

    8
    Jeudi 20 Juillet à 11:24
    Houston MacDougal

    Quelle aventure! La Dempster à vélo, chapeau Monsieur!

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