• Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Pour ce nouvel article, on garde les mêmes acteurs, des voyageurs à vélo Italiens, Argentin et Suisse.

    Des gros lézards.

    Des rivières aséchées.

    Des arbustes épineux.

    Et les interminables lignes droites de la Ruta 40.

    Tout cela pour arriver dans le village de Pituil.

    Et être hébérgé par Jesus!

     

     

     

    Après le passage dans la ville de Belen, ou je cherche en vain une nouvelle cassette, la mienne étant à l´agonie, je continue avec la chaine qui saute réguliérement. Je trouverais mon bonheur 3 jours plus tard à Santa Maria. Le groupe se renforce, un Polonais et un couple Suisse roulent quelques heures avec nous. On est désormais 8 voyageurs à vélo! Mais rapidement nos routes se séparent.

    On passe une nuit à proximité de Hualfin, à profiter des thermes au pied de falaises rouges.

     

     

    Le lendemain, on s´arréte au site Archéologique de Quilmes, une ville qui a plus de 1000ans.

    Le site est envahit par d´énorme cactus, qui servait entre autres a la fabrication des toîts des maisons.

     

     

     

     

    Puis, un peu plus au nord, on se repose à Cafayate, avant de découvrir la Quebrada.

    Cette vallée est magnifique, ca se passe de commentaires...

     

     

     

     

     

     

     

     

    Davide en oubli de tenir son guidon. Si j´avais pris la photo 2 secondes plus tard, vous le veriez entrain d´essayer de se sortir du sable à la droite de la route.

     

     

    Les chèvres restent insensible au paysage.

     

     

     

     

    On se rend jusqu´à l´Amphitéatre et la gorge du diable, 2 étroits canyon.

    Une nuit à camper dans ce paysage de réves et c´est reparti, dans l´autre sens!

     

    On revient sur nos pas, pour prendre une autre route vers le nord. On emprunte un racourci vers San Carlos et la vallée de Cachi. Pas facile le raccourci entre sable, poussière et rivières a traverser.

     

     

     

     

    Ravitaillement à San Carlos, puis direction la quebrada de las Flechas.

     

     

     

     

     

    Cette Quebrada est spectaculaire, mais on y passe en fin de journée, il manque de lumière pour faire de bonnes photos... 

     

     

     

     

    Les ascensions pentues ont fait souffrir nos jambes, mais nous rejoignons Angastaco juste avant la nuit. 

    On roule désormais vers Cachi et le nevado de Cachi, la montagne qui domine la ville.

     On ,longe une vallée verte, alors que le reste du paysage est très sec.

    Depuis un moment déjà l´asphalte a disparu et on ne le retrouvera pas avant de nombreux jours.

    On traverse quelques petits villages, de 3 ou 4 maisons en terre.

     

     

    On profite un peu du village de Cachi avant une nouvelle journée de vélo.

     

     

    Le paysage est toujours aussi beau!

    Alors que le piment séche au soleil.

     

    Lors de la pause repas dans ce petit village, on nous offre d´ailleurs quelques piments.

     

    La route continue de s´élever lentement.

    Après l´exploration d´un canyon, ou la riviére traverse une grotte, on reprend la route vers la Poma, village à un peu plus de 3000m d´altitude.

     

     

     C´est à la Poma que l´aventure commence vraiment, même si l´on monte déjà depuis quelques jours et que la piste a été fatiguante, avec une interminable sucession de montée et de descente.

     On se dirige vers l´Abra el Acay, le plus haut col d´Argentine. Les rivières a traverser vont être nombreuses sur notre route.

     

     En levant la tête, on observe un condor.

     La piste est magnifique.

    Mais les rivières nous posent parfois problémes. L´eau est glaciale et le courant parfois fort, ou la rivière profonde avec beaucoup de pierre au fond. Dans ce cas, chacun sa technique. 

     

     Tôt le matin, il faut beaucoup de courage pour mettre les pieds dans l´eau, mais on n´a pas le choix.

    Dans l´une des rivières, ma saccoche avant droite se décroche, je la rattrape à temps, mais ma casserole et mes couverts sont emporter par le courant. On est 3 a se lancer à la poursuite de la casserole, par chance après environ 50m, elle se bloque contre un rocher. Mes saccoches, comme vous avez déjà sans doute pu le voir sur les photos ne sont plus très étanches (pour ne pas dire plus du tout). A chaque traverser de rivières, elles se remplissent d´eau, puis se vident lentement. 

    On va doucement, afin de s´aclimater à l´altitude (Et parceque l´on est pas capable d´aller beaucoup plus vite), ce soir on dort dans une maison abandonnée à 3800m d´altitude.

    Le lendemain matin il fait très froid, mais dés que le soleil apparait, on peut retirer quelques vêtements.

     

     

    Comme partout en Argentine où les conditions de vies sont extrêmes, on peut voir des guanacos.

     

    Et, en passant au dessus des 4000m, on voit les premières vigognes. Pour tout le monde, l´allure est de plus en plus lente, le souffle de plus en plus court et les pause de plus en plus nécessaires. L´altitude fait son effet...

     

    Cette nuit là, nouvelle maison abandonnée à 4500m d´altitude.

     Avec cue imprenable sur le Nevado de Acay à environ 6000m d´altitude.

    Les autres préferent mettre la tente à l´extérieure, ils le regrettent quand le vent se léve dans la nuit.

     

    Le lendemain, c´est reparti, encore plus lentement.

     

     

    Mais après quelques heures d´efforts, le sommet de l´Abra del Acay, la plus haute piste d´Argentine, est là, à ????m d´altitude. Il y a un gros débat sur l´altitude de ce col. Il semble que le panneau, présent au sommet et indiquant 4895m soit faux. Selon les sources, l´altitude varie entre 4895m et 5130m (les plus fréquentes sont 4972m et 5062m, mais impossible de savoir qui a  raison). Ce qui en fait soit la plus haute route d´Argentine, soit la plus haute route du continent Américain. Faites votre choix! Tout ce que je peux dire, c´est que c´est haut!

    Davide s´écroule de soulagement. La fin de l´ascension a vraiment été difficile pour lui.

    Maintenant la descente nous attend vers la Puna (partie Argentine de l´Altiplano).

     

     On croise quelques lama sur la route. Ce soir, un de leur confrère finira dans notre assiette.

    Et à la fin de la descente, c´est le moment de la séparation avec Tomas et Lukas, après un mois de voyage ensemble. Ils vont rejoindre Salta, alors que moi et les Italiens prennont la route vers le village minier de San Antonio de Los Cobres. Dans le village, à 3800m d´altitude, il fait froid.

      On se réchauffe donc autour d´un bon steak de Lama. Alors que l´on est hébergé par les pompiers, un autre voyageur à velo Italien nous rejoind. Ruggero vient également de franchir l´Abra el Acay, mais seul, il n´a pas eu la force de rejoindre le sommet à vélo et a terminé à l´arrière d´un pick up.

    Après une journée de repos, c´est reparti sur des petites pistes. Mais le sable sur la piste nous oblige à la quitter et a marcher entre les buissons pour rejoindre un petit village perdu dans la puna Argentine.

     On y croise le premier Alpaga.

     Dans le village un enfant curieux vient discuter un long moment avec nous. L´un des anciens nous indique le chemin à suivre, à partir de là pour rejoindre le salar de Salinas Grandes.

     On n´oublie pas de reprendre de l´eau avant de quitter le village.

     

     

     2 heures plus tard, nos roues touchent le sel!

     On campe dans ce paysage surréaliste. Mais au réveil la température et le vent sont glaciales (-7ºC)

     C´est le moment où je quitte les Italiens, ils font désormais route vers le Chili. Je reste en Argentine. Sur leurs routes vers le Chili, la météo va être excecrable, avec de la neige et une température qui descend à -22ºC la nuit. Pour voir quelques photos de leur traversé du Paso Jama, c´est  ici: https://bananasonbike.wordpress.com/2015/06/02/il-passo-jama/

    J´ai fait le bon choix en allant vers l´est... Quelle sensation de rouler sur cette étendue blanches, de pouvoir rouler les yeux fermés! Ou pas...

    En cette saison le salar est encore humide et il y a des zones très humide. Je tombe et reste coincée dans l´une d´elle.

     La première personne suceptible de m´aider vit à plus d´un jour de marche... Il va falloir se débrouiller seul! Après quelques minutes de lutte dans la boue et y avoir perdu mes chaussures, je dois retirer les baggages pour pouvoir sortir le vélo de ce mauvais pas. Et de nouveau le sel est sous mes roues. Je dois traverser tout le salar, soit plus de 50km.

     

     Et enfin, après 10 jours de pistes et de sel, je retrouve la route. Mais ce n´est pas de tout repos, je suis dans la Cuesta de Lipan, un ascension à 4170m d´altitude.

     

      Et au sommet, place à la descente: 34 kilomètres, 99 virages pour perdre 2000m d´altitude. Que du bonheur! Mais maintenant, il va falloir penser a changer les patins de freins.

     Pumamarca et le village à la fin de la descente. Un village très touristique.

     

     Tout le monde y vient pour admirer la fameusae montagne aux 7 couleurs. 

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

     Je m´y repose une journée, avant d´emprunter la quebrada de Humahuaca.

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    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

     Les montagnes, comme les oiseaux, y sont colorées. Mais cette route est finalement désagréable et dangeureuse, avec beaucoup de circulation à grande vitesse et pas de bas-côté praticable à vélo. 

     

     

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

     

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    En ce dimanche, dans chaque village, il y a un match de football.

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    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Je franchis le tropique du Capricorne, alors que la frontière Bolivienne n´est plus très loin.

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    Je quitte de temps en temps la route principale pour découvrir les petits villages de la quebrada.

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    Dans la ville d´Humahuaca, je fait la connaissance d´autres voyageurs à vélo Francais, Anthony et Pauline. Mais nos routes ne sont pas les mêmes. Je souhaites quitter cette zone trop touristiques à mon goût. Et j´ai repéré sur certaine carte une piste, qui part vers l´est et une région totalement différentes. Mais sur les cartes la piste s´arrête dans le village de Santa Ana et après ????. Impossible de trouver des informations fiables, personne ne connait cette piste. Le meilleure moyen de savoir, c´est d´aller voir... Mais Santa Ana est encore très loin!

    Ca commence par une ascension à 4200m d´altitude. Mais cette ascension est finalement relativement facile.  

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Et au sommet, la vue sur la montagne Hornocal est spectaculaire!

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    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

     

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Je discute avec quelques locaux, qui me conseille de prendre une autre piste que la principale, qui me permet de gagner quelques kilomètres et surtout de passer la nuit à une altitude plus faible (et donc avec une température plus élevée), dans ce village à 3500m d´altitude.

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    La descente est vertigineuse sur une piste en très mauvaise êtat! 

    Mais j´arrive dans le village et le professeur de l´école me propose de dormir dans son établissement. Le lendemain matin, après un match de football très désiquilibré entre les garçons et les filles (victoire 6-0 des filles si j´ai bien suivi), je suis invité à partager le petit-déjeuner avec les élèves. Au menu, pain et confitures, accompagné d´un thé et de nombreuses questions. Je suis prêt pour de nouvelles ascension.

    Je discute avec un homme sur la route qui se dirige vers le village avec ses chiens. C´est la seule personne que je vais voir sur la piste aujourd´hui. Je ne vais pas voir une seule voiture! Qu´elle bonheur! Et il m´a enfin donner des informations fiables sur ce qui m´attend!

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    D´abord de la glace sur la piste.

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    Et une longue ascension, avec des passages très pentus. Ce n´est pas dans mes habitudes, mais aujourd´hui, je ne suis pas capable de monter à vélo et je dois souvent  marcher et pousser mon fidéle compagnon.

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Après de longues heures d´efforts, à pied et à vélo, je suis à 4500m d´altitude et à ce que je crois être le sommet de l´Abra el Zenta. Au loin, une immense étendue plate, couverte de nuage apparait.

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Les vigognes semblent s´y précipiter.

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    Mais pour moi, la descente est encore loin. Pendant plus d´une journée, je vais descendre et monter sans arrêts, avec de nombreux passage à plus de 4600m d´altitude. Et cette journée est particuliérement difficile, je passe plus de temps à marcher qu´à rouler sur cette piste très caillouteuse aux forts pourcentage. 

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    En fin de journée, la fatigue est êxtreme, comme rarement dans ce voyage. Je crois que ce col a été le plus dur du voyage! Et la nuit s ´annonce particulièrement froide à 4600m  d´altitude où je campe à procimité d´un troupeau de guanaco.

    Une dernière ascension le lendemain matin et enfin la délivrance et la descente. 

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Et qu´elle descente, près de 4500m de dénivellé négatif m´attendent. 

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    Après 2 jours totalement seul dans les montagnes, je vois de nouveau quelques personnes, ca commence par des bergers.

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    Qui vivent de façon très simple, dans des maisons perdues dans la montagne.

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    Et la descente continue.

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    Et continue.

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    Et encore, lorsque le village de Santa Ana apparait enfin. Je pensais le rejoindre en 2 jours en quittant Humahuaca, il m´en a fallu 4.

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Ce village vit hors du temps, loin de l´agitation du monde. L´ambiance y est agréable.

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    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Je quitte le village avec une nouvelle ascension et avec la perte dáltitude, les paysages changent radicalement et une autre phase du voyage commence, une autre aventure.

    Argentine (Tucuman - Salta - Jujuy)

    Je vous en parle bientôt!

    Toutes les photos sont ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10207071193927025.1073741959.1496106738&type=1&l=200e38b856

    Ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10207122740815665.1073741961.1496106738&type=1&l=faa351c1ff

    Et ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10207124503419729.1073741962.1496106738&type=1&l=606be37132

     

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  • Commentaires

    1
    f desprez
    Dimanche 21 Juin 2015 à 15:20

    Bonjour Jérémie, Le sel, le sable, la neige et l'eau : c'est vraiment du vélo tout terrain. Merci pour ce beau reportage et toutes ces photos étonnantes. Cordiaement, F DESPREZl

     

    2
    Eugène
    Lundi 11 Janvier 2016 à 14:31

    Merci pour ce magnifique reportage, vous m'avez fait rêver (sauf pour le froid)

    3
    Frannycyclo
    Jeudi 14 Janvier 2016 à 20:50

    Je découvre, fantastique...

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