• Argentine: Le Cuyo

    Je profites d´une dizaine de jours de repos très agréable à Santiago, la capitale Chilienne, héberger par Flavia (voyageuse à vélo Chilienne croisé il y a quelques temps sur la carreteta Australe) puis chez Camila (rencontrée à Chaiten). L´hospitalité sud américaine est toujours présente! 

     

     En reprenant la route, je prends la direction de Los Andes, ville au pied de la cordillère des Andes. J´y passe une journée, chez les bomberos, le temps de mettre à jour ce blog, puis de préparer l´ascension qui m´attend.

     Je quitte la ville situé à 800m d´altitude et rapidement, un panneau annonce ce qui m´attend:

     (Route de montagne, prudence, pente forte pour les prochains 55km)

     Cette route, c´est celle du Paso Cristo Redentor de Los Andes (ou Paso los Libertadores) qui permet de rejoindre la province de Mendoza en Argentine.

     Il y a beaucoup de camions sur la route, mais cela reste raisonnable. Quelques uns ne supporte pas l´ascension, une seule solution dans ce cas là, sortir le barbecue et attendre un mécanicien.

     Avec l´altitude, la végétation disparait lentement et les premiers glaciers sont visibles.

     

     Je suis à 2300m d´altitude quand j´apercois les premières courbes del caracol (l´escargot).

     Une série de 20 virages en épingles permet d´atteindre les 2600m d´altitude.

     

    Une nouvelle série de virage et la station de ski et la lagune de Portillo (2900m) sont sous mes yeux. 

     

    Passage a proximité de la douane Chilienne et déja le Chili me remercie pour ce passage de quelques jours. 

    Mais l´ascension est loin d´être fini.

    Encore une petite heure d´effort pour atteindre l´entrée du tunel. Je campe près de l´entrée du tunel après une journée où je suis passé de 800m à 3185m d´altitude.

    Le tunel, étroit est interdit au vélo. 2 options, faire du stop, ou prendre la vieille route, qui franchit la montagne.  

    La piste vue du ciel, c´est ca: 

    57 virages en épingle m´attendent. Rapidement, je prends de la hauteur et il fait très froid en ce début d´ascension, alors que le soleil est encore caché par les montagnes..

     

     Les premiers rayons de soleil me réchauffe lentement, alors que la respiration devient plus dificile à 3500m d´altitude.

     

     

     

     A l´approche du sommet la neige est présente sur le bord de la piste.

     Et la vue en regardant vers le bas est impressionante au milieu des montagnes colorés des Andes.

     

     Un renard m´observe longuement, en esperant que je partage mon repas.

     

     Le cerro Juncal (6060m) est visible à l´approche du sommet.

     

     

     Un dernier virage et j´arrive au sommet, je suis ébloui par le paysage et la descente qui m´attend côté Argentin.

    Le glacier de l´unijambiste me fait face (5500m). Mais je choisis de quitter la piste et de monter jusqu´à un sommet à 4000m pour profiter d´une meilleure vue.

    Et au second plan, l´Aconcagua, plus haut sommet des Amériques (plus haut sommet du monde hors Himalaya) est visible. Il culmine à 6962m, même si les Argentins ont bien essayer de convaincre tout le monde qu´il culminé à plus de 7000m d´altitude (pendant un certain temps, l´altitude oficielle était de 7002m). De leurs côté, les Chiliens essaye de vous faire croire que              l´Aconcagua est au Chili. J´ai fait le test, 80% des Chiliens vous répondent, quand vous demandez quel est le plus haut sommet du Chili que c´est l´Aconcagua, mais il n´y a aucun doute, il est bien en Argentine. Pour infomation, le plus haut sommet du Chili est le Nevado Ojos del Salado situé sur la frontière avec l´Argentine à seulement 6893m d´altitude.

     

     

     Mais il est temps de passer devant le Cristo Redentor de Los Andes et de plonger vers l´Argentine, avec le vent de dos!

     

     

     

     

     

     

     Je rejoins la route dans la vallée, qui descend en suivant l´ancienne voie ferrée 

     Les couleurs sont magnifiques!

     

    Et une nouvelle fois, l´Aconcagua se montre. 

     

     Les canards et les oies profitent des lagunes au pied du géant des Andes.

     

     

     

     

     Un peu plus loin dans la descente, je découvre  les sources de Puente del Inca.

     

     

     La descente avec le vent de dos et ce paysage est un vrai bonheur!

     La route reste au sud du Rio Mendoza alors que la voie ferrée le traverse.

     Puis la pente devient plus douce.

     

     Et la végetation refait son apparition à l´approche de la ville d´Uspallata. L´automne et ses jolies couleurs arrive en Argentine.

     

     Je m´y repose pendant 2 jours, dans le camping municipal, étant un peu malade. Alors que je me réveille après une sieste, 3 vélo ont fait leurs apparition près de moi... 

     Les premiers rayons de soleil touche la cordillière lorsque l´on se réveille.

     Lorsque l´on quitte la ville, le soleil brille.

     

     Quand je dis "on", je parle de moi, de Tomas, l´Argentin. 

    d´Emmanuele, 

     Et Davide, les Italiens.

     En quittant Uspallata, je suis en difficultés. Je penses ne pas avoir récupérer totalement et je ne peux suivre le rythme des 3 autres quand la route s´éleve, jusqu´à ce que... Je m´apercoive, après 20km qu´en fait le problème est tout autre... En partant ce matin, l´extenseur qui maintient le sac sur le porte baggage arrière n´est  pas attaché au cadre, mais au cable de frein. Ca fait donc 20km que je pédale en freinant!

    Après un col à 2380m, on arrive à un croisement. On à le choix entre une piste férmée et une route parfaitement asphalté. D´habitude j´aurais choisis la piste, mais aujourd´hui mon intuition me dit de prendre la route.

     Les 3 autres choissisent la piste. 

     Je rejoins Barreal seul.

     

     

     Mais le lendemain matin, en quittant la ville, je vois les 3 autres voyageurs à vélo. Un orage les a obligé a faire demi-tour. En repart donc à 4, vers le nord et Calingasta. 

     

     

     

     Une journée de repos dans le village et ensuite, la route continue, en longeant le Rio de Los Patos (la rivière des canards) puis le rio San Juan.

     

     La chaleur est écrasante aujourd´hui. Et les 25km d´ascensions ne nous aident pas a supporter la chaleur. 

     Emanuele est en nage.

     Lorsque j´atteins le sommet à 2220m d´altitude, Tom est déjà là depuis quelques minutes.

     Puis Davide et Emanuele arrive. C´est une libération pour ce dernier!

     

     Dans la descente, le ciel se couvre.

     

     On passe la nuit au thermes de Talacasto.

     L´ambiance dans le groupe est excellente!

     Passage par la ville de San Juan, capitale provinciale, pour un peu de repos et un petit bain de foule, avant de retrouver les routes tranquilles.

    Cette journée de repos m´a permis de penser à la suite de l´aventure et de prendre une grande décision! Mais il va encore falloir patienter pour la découvrir.

    En quittant San Juan, Lukas, le Suisse nous accompagne. La route passe par le sanctuaire dédiée à la défunte Correa, morte de soif dans ce désert du Cuyo. Pour obtenir sa protection, les Argentins y laissent leurs plaques d´immatriculation.

     Y brulent des cierges.

     

     Se prosternent devant la statue de la défunte.

     Et y dépose de l´eau bien-sûr!

     

     La travérsée du Cuyo continue. Les villages sont rares dans cette région du pays.

     

     

     

     Quand le soleil décline, on installe les tentes au bord de la route. Pas facile de trouver des lieux abriter du vent dans cette région.

     Le problèmes, c´est que toutes les plantes de la région sont épineuses. Ce soir là, on retire entre 50 et 100 épines sur chaque pneus. Par chance, 8 de nos 11 roues sont équipées de pneus Schwalbe Marathon, concue spécialement pour les voyages. 3 roues sont crevés, ce sont les 3 qui ne sont pas équipés de ces pneus... Les 3 chambres à airs possédent 27 trous au total...

     

     Alors que le soleil se couche, la lune se léve. 

     Le lendemain, petit-déjeuner alors que la lumière du soleil arrive lentement.

     Et c´est repartit pour d´interminables lignes droites.

     

     C´est une succesion de longues ascensions et de longues descentes, peu pentues.

     

     La majorité des rivières sont à sec, mais parfois il y a un peu d´eau.

     Les passages dans les villages sont l´occasion de se ravitailler.

     

     

     

     

     Le paysage change, en entrant dans la Valle Fertil, les orangers et les cactus font leurs apparitions.

     

     

    On profite du passage à San Augustin pour une journée de repos. On fait généralement 250 à 300km en 3 jours, avant un jour de repos. Cette région n´est pas la plus intéressante et l´on souhiate rejoindre le nord ouest de l´Argentine rapidement. La découverte des paysages autour de San Augustin est agréable.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Et retour sur la route!

     On approche de la vallée de la lune. Mais son accés, est interdit au véhicules non polluant dans le but de préserver ce lieu... (Cherchez l´erreur!!!). On ne trouve pas de voitures qui acceptent ou qui peuvent nous embarquer et l´on doit donc quitter les lieux san avoir pu profitez des magnifiques paysages de cette vallée. 

     On découvre uniquement le petit musée, où quelques squelettes de dinosaures, découvert dans la région sont visibles.

     

     Les Guanacos eux, sont toujours présent.

     L´une des activités préferés de Tom, c´est de regonfler ses roues. Il comptabilise en 2 semaines autant de crevaison que mois en 33 mois. 

     Emanuele quant à lui essaye un autre moyen de transport.

     

     Puis on entre dans le désert de Talampaya.

     

     

     

      

     

     

     

     Cette fois-ci, on ne visite pas le canyon, où l´accés est réservé au personnes fortunés!

     Le cerro Belgrano, à 6097m d´altitude est visible depuis longtemps déjà.

     Quelques guanacos vivent dans ce désert.

     Ainsi que quelques dinosaures!

     Et de nombreux arbustes épineux poussent, malgré la sécheresse. 

     

     

     

     

     

     

     

     Pause dans le village de Pagancillo.

     

     Puis on reprend la piste vers le Cerro Belgrano.

     Et très loin, le Cerro Bonito Chico (6850m) est visible.

     On approche de la Cuesta de Miranda. Lors d´une pause, on déplace quelques pierres pour s´asseoir et sous l´une d´elle, une surprise nous attend: Une veuve noire!

    Cette araigné posséde un venin 15 fois plus puissant que celui du serpent à sonnette (où crotale) et plus dangereux que celui du Cobra! Mais normalement, la quantité injecté en cas de piqures est faible et les piqures mortelles restent rare chez l´homme. Mais on ne souhaite pas essayer pour vous le confirmer.

     

     Le paysage devient magnifique dans les premières pentes de la cuesta de Miranda.

     

     

     

     

     

     

     

     

     Je suis le premier à rejoindre le sommet, à 2020m d´altitude.

     Ce qui me laisse le temps de prendre les autres en photo dans l´ascension.

     

     

     

     

     

     Le paysage est tout aussi agréable dans la descente.

     Mais la route en travaux est fermée. Il nous faut faire un détour de 300km, où passer par un passage un peu périlleux.

     D´abord un escalier.

     

     Puis des petits ponts et des sentiers étroits. Il nous faudra plus d´une heure pour faire 1km...

     

     

     

     

     

     

     

    On campe quelques kilomètres plus loin et on profites de la vue au réveil. 

     

     

     

     Et de la descente vers Chilecito.

     

     

     

     

    Nouvelle journée de repos, et le Nord-Ouest Argentin et la très haute montagne approche, mais ca sera dans un autre article.

    Toutes les photos sont ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10206877069434034.1073741953.1496106738&type=1&l=aa6a831104

    ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10206877230358057.1073741954.1496106738&type=1&l=96cabddb4d

    et ici: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10206883532635610.1073741958.1496106738&type=1&l=bbf8b07c21

     

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  • Commentaires

    1
    parents
    Mardi 19 Mai 2015 à 19:01

    c'est toujours avec plaisir que l'on regarde ton blog, c'est sur que si ton vélo freine sa va moins


    bien surtout si sa monte, arf de très beau paysage,bonne route pour la suite


    tes parents

    2
    FRANCOIS DESPREZ
    Lundi 25 Mai 2015 à 00:22

    Bonjour Jérémie, Je suis heureux pour vous que vous ayez trouvé de bons compagnons pour vous accompagner dans une partie de votre périple.C'est d'autant plus nécessaire quand la route disparait et qu'il faut s'entraider pour passer l'obstacle. Merci à nouveau pour ces belles photographies. Bonne poursuite. Cordialement, François DESPREZ

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