• Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

    J´entre de nouveau en Argentine le 1er mars, alors que mes parents fêtent leurs 35ans de mariage, pour moi, ca fait tout juste 30 mois que l´aventure a commencé en Argentine. Et comme en septembre 2012, je suis de nouveau dans la province du Chubut.

    La veille, j´ai roulé vite pour quitter le Chili. Des fortes pluies étaient annoncé côté Chilien, et le climat, grâce a la Cordilliére des Andes et beaucoup plus sec en Argentine. Et ca se confirme, même si le ciel et nuageux, seul quelques gouttes vont tomber dans la journée.

     Apres une nuit sous la tente dans le jardin d´un épicier du petit village de Corcovado, je roule vers l´est en direction de Tecka. 80km de piste me séparent de ce village. Je ne vois presque personne sur cette piste, a l´exception de ce Gaucho qui vient parler quelques minutes.

     

     

     

     Apres quelques kilometres sur la mytique route 40, qui traverse l´Argentine, du detroit de Magelan a la Bolivie sur pres de 5000km, j´arrive a Tecka en milieu d´apres-midi. Je m´y ravitaille, mais le village manque d´animation, je continue donc ma route. Mais en quelques minutes, le vent est devenu violent.

     Je roule désormais vers le sud, avec un violent vent qui vient du côté droit. A la sortie du village, une route pars vers la gauche, plein est. Je continue vers le sud, mais apres quelques centaines de metres, je me dit que si j´avais tourner a gauche, j´aurais eu le droit a presque 600 km avec le vent de Patagonie de dos...

    Le rêve de tout voyageur a vélo!

    Je fais donc finalement demi-tour et je m´engage sur la route 25 vers la côte Atlantique. Voila comment je change mes plans en quelques secondes pour les 2 ou 3 prochains mois de voyage...

     Et effectivement, ce n´est que du bonheur, sur cette jolie route. Malgré les collines, les nombreux arrêts photos, il me faut moins de 3 heures pour pacourir  110km, sans efforts. Je passe plus de temps a freiner pour garder le contrôle, qu´a pédaler.

     En entrant en Argentine, la faune change. Bien sûr, il y a les moutons qui cherchent un peu d´herbes a manger entre les petits buissons épineux. 

     J´y croise également les premiers nandus.

     

     Et, alors que la nuit approche, quelques guanacos prennent la fuite, effrayé par cette étrange chose qui se déplace sur la route, sans bruits.

     Le probléme du vent et de la pampa, c´est de trouver un lieu a l´abri du vent pour la nuit. J´arrive a Pampa de Agnia.   C´est le 2nd batiment que je vois en 110km. C´est  une station service qui a fermé depuis quelques mois et un atelier de mécanique. Le propriétaire des lieux est en ville, en attendant, depuis 2 semaines, un jeune Gaucho, de la ferme voisine (a 35km) est ici pour surveiller les lieux. Sans ses chevaux, sans radio... seul au milieu de la pampa, il s´ennuie fermenent.

    J´installe mon matelas dans l´atelier pour la nuit.

     Le lendemain, le vent est moins violent, mais toujours de dos. Et il y a toujours les mêmes spectateurs au bord de la route.

     

     

     Quelques pistes, partent vers l´infini, il y a sans doute une estancia (une ferme) au bout du chemin.

     Puis, le fleuve Chubut apparait.

     Depuis des millénaires, il creuse un canyon, dans lequel s´enfonce la route. 

     

     Il y a de nombreux tinamou au bord de la route:

     Et aussi de nombreux faucons pélerins.

     

     

     

     Ce paysage est agréable, même si malheureusement, le canyon me protége du vent.

     

     

     

     A l´entrée des estancias, il y a toujours d étranges "décorations".

     

     

     Sur le bord de la route, comme partout en Argentine, il y a de nombreux autels, en hommage a la defunte Correa et au gaucho Antonio Gil.

     Au milieu du 19éme siécle, l´Argentine est en proie a des guerres civiles. C´est dans ce contexte que le jeune Baudilio Bustos est enrôlé de force par un groupe de guérilleros. Sa femme, Deolinda Correa, mére d´un jeune enfant ne peut pas se ressoudre a le laisser partir seul au combat. Elle décide, avec son nourisson de prendre la piste emprunter un peu plus tôt par son mari.  Mais épuisé et déshydrater, elle meurt sur le chemin.

    Le lendemain, des muletiers la découvre, l´enfant posé contre son sein, a continué a se nourire. Il est encore vivant quand les muletiers arrivent. C´est le premier miracle attribué a la difunta Correa.

    Depuis, de nombreuses chapelles et des autels en hommage a la difunta Correa ont fleuri au bord des routes Argentine, et pour obtenir sa protection, il faut y déposer une bouteille d´eau.

     L´origine de la légende du Gaucho gil est plus flou. C´est toujours au 19eme siécle, un Gaucho rebel, qui apres avoir deserter lors de la guerre de la triple alliance (contre le Paraguay) et capturé et tuer. Il prédit a son bourreau qu´en rentrant, il trouvera son fils trés malade. C´est le cas, et le bourreau, prie au nom de Gil, comme le gaucho lui a dit et le fils guerit miraculeusement. Depuis, la légende est né et le Gaucho Gil est devenu sacré en Argentine.

     Mais revenons a la faune, j´apercois quelques maras.

     J´entre a Las Plumas, l´un des 2 villages que je vois en 500km... Et ici aussi, c´est trés calme. Une statue du héros du coin, un mouton trone sur le rond point a  l´entrée du village.

     Je profites du vent de dos pour avancer. Apres 260km parcouru dans la journée, sans efforts, j´installe ma tente sur une lagune asséché (le seul endroit ou il n´y a pas de buissons épineux), derriere une petite colline qui m´abrite du vent. 

     Le matin de nombreux moutons passent pour aller boire dans le peu d´eau qu´il reste dans la lagune. 

     La faune est toujours présente.

     

     Petit ravitaillement dans une épicerie perdu au milieu de la pampa.

     J´ai désormais quitter le canyon et la pampa s´étale a l´infini devant moi. 

     A l´entrée de chaque villes et villages, un panneau rapelle que pour les Argentins, las islas Malvinas (les iles Malouines, a l´est de la Patagonie Argentine) sont et seront toujours Argentines, même si officilellement elles sont Anglaises (connu aussi sous le noms d´iles Falkland). Et les Argentins, gardent une profonde rancoeur contre les Anglais suite a la guerre de 1982.

     A l´approche de Gaiman, quelques flamants roses profitent d´une lagune.

     La vallée, grace a l´irrigation est plus verte. Les villes et villages de cette vallée ont été créer par les Gallois qui ont colonisé la région au 19éme siécle.

     

     

     Aprés 2 jours de repos dans le village de Gaiman, j´emprunte la route 3 vers le sud.

     Le grand sud me tend les bras, mais je n´irai pas jusqu´a Rio Gallegos et le detroit de Magellan ou Ushuaia et la Terre de Feu. Apres une quarantaine de kilometre, je pars vers l´est et la côte Atlantique sur une route qui traverse la pampa. Comme toujours dans la pampa, la route est belle, mais monotone et venteuse.

     Ensuite, place a 22km de pistes vers Punta Tombo. Je dois rejoindre Punta Tombo avant la nuit. Les ravitaillements en eau sont compliqués dans cette région et les 8 litres que j´ai emporter en quittant Gaiman ont déja disparu. 

     

     

     Punta Tombo n´est pas connu pour les guanacos, pourtant nombreux mais pour les manchots de Magellan.

    Les gardes de la resérve naturelle m´autorisent a camper pres de leur maison. Je ne suis qu´a 15m du premier nid de manchot.

     Le lendemain matin, la charmante garde m´autorise a rentrer dans la reserve avant l´heure légale et gratuitement.

     Je profites donc des lieux totalement seul. Les animaux sont nombreux.

     

     Mais les stars, se sont les manchots. En haute saison, ils sont pres de 500 000. Malheureusement, la chaleur est écrasante aujourd´hui (environ 37°C a l´ombre) et la majorité des manchots sont en mer. Je peux voir des manchots nés il y a quelques mois, qui perdent leurs duvets et découvrent leurs plumages d´adultes. 

     

     

     

     

     Dans quelques semaines, ils vont prendre la mer, pour rejoindre les plages Brésilienne pour l´hiver. Aucun doute, les manchots de Magellan ont tout compris a la vie, l´été sur les plages Argentines, l´hiver sur les plages Bresiliennes... Le rêve!

     Avec le vent, le drapeau Argentin flotte fiérement.

     

     

     

     

     

     

     

     

     Je repars vers le nord et Trelew, le vent est dans l´ensemble de côté, mais je dois parcourir 20km avec le vent de face. Une horreur!

     Mais pas de quoi décoiffer les chevaux sauvages.

     

     

     Je me repose une journée a Trelew, heberger dans la caserne de pompiers, ou la bonne ambiance regne. Puis, quelques heures de pédalage me permettent de rejoindre Puerto Madryn, ville au bord de l´eau.

     Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     A Puerto Madryn, je suis hébergé par Lucas, pendant quelques jours. Lucas voyage réguliérement a vélo dans son joli pays. Son accueil est excellent!

    Il me permet de profiter également de la bonne cuisine Argentine (empanadas, viande...).

    Puerto Madryn est connu pour les baleines, mais j´ai beau me ballader sur la plage, je ne verrai pas de baleines. Mais     c´est toujours un plaisir que de se ballader sur un plage Argentine...

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     Je savais que je ne verrais pas de baleines en cette saison, mais je suis ici pour un autre animal.

     Non, pas pour les vipéres. Je rejoinds Puerto Piramides, a 100km de la, sur la Peninsule de Valdés.

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     A quelques kilométres du village, il y a une colonie de loups de mer.

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     Les petits sont nés il y a quelques semaines.

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     Et déja les jeunes males s´entrainent a se battre, seul les plus fort pourront avoir un harem et se reproduire.

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     Le lendemain, je fais route vers Punta Norte. Au programme, 85km de piste et de pampa.

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     Et en arrivant, une tres mauvaise surprise. Une stupide garde faune, m´invite a quitter les lieux rapidement, puisqu´il est interdit de camper sur la péninsule et il faut donc que je regagne le village rapidement. Je profites quand même des loups de mer. Il y a du monde sur place pour attendre de voir le grand spectacle.

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     Le grand spectacle, ce sont des orques, qui viennent s´échouer sur la plage pour chasser les loup de mer. C´est une technique de chasse unique au monde, il n´y a que 7 orques au monde qui chassent de cette facon et c´est ici! Les 2 jours précédant, les orques étaient au rendez-vous. mais aujourd´hui, ils ne viendront pas.

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     

    Argentine (Chubut): Ruta 25 - Punta Tombo - Peninsule de Valdes

     

     

     Mais j´y vois un tatou poilu.

     

     J´ai fait la connaissance de 2 sympatiques couples de Francais qui voyage en camion depuis quelques mois pour les premiers et depuis 5 ans pour les autres...

    En quittant Punta Norte, je souhaite prendre la piste vers le sud. Mais rapidement la garde faune me rattrape avec son pick up et m´interdit d´emprunter la plus jolie piste de la réserve naturelle...

    Mon crime, je voyage a vélo... Il est donc interdit, de profiter de cette réserve naturelle, sans polluer, sans tuer d´animaux sur la route... Logique!

    Je suis obligé de trouver un véhicule pour retourner a Puerto Piramides.

    Le lendemain, je trouve un chauffeur pour me conduire a Punta Norte. C´est un couple Germano-Autrichien, qui vient de commencer un tour du monde de 5ans, a bord du vieille voiture, acheter 1000 euros en Autriche.

     Mais, les orques sont une nouvelle fois absent.

     

     L´animal du jour, c´est un héron.

     Et quelques lezards.

     

     

     Retour a Puerto Piramides, ou les pompiers m´offrent le gîte pour 4 nuits. Ils sont vraiment trés accueillant et les conversations sont longues.

     Lorsque je souhaite quitter la peninsule, le vent et violent et de face. Les voyageurs en camion partent le lendemain et me proposent de faire la route pour quitter la peninsule, que j´ai déja faite, a bord de leur camion. Ca ne se refuse pas. On profite de cette derniére journée sur la péninsule avec une ballade vers Punta Piramides. Le vent nous envoi réguliérement du sable dans les yeux, mais la ballade reste agréable.

     Une colonie de Cormorans imperiaux est présente sur les lieux.

     

     Et toujours des loups de mer.

     

     

    Je quitte donc la péninsule de Valdés sans avoir eu la possibilité d´en profiter pleinement et de voir les orques. 

    Le camion me dépose au bord de la route 3, alors que je fait route vers le nord, je constate que ma roue arriére est cassé. Je dois changer de jante. Retour a Puerto Madryn, ou une nouvelle fois, Lucas m´ouvre sa porte.

    Toutes les photos sont ici:

    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10206384909650347.1073741941.1496106738&type=1&l=887e3503ee

    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10206398572911920.1073741942.1496106738&type=1&l=c6e85671bf

    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10206455396252468.1073741943.1496106738&type=1&l=9404f6c8eb

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  • Commentaires

    1
    jplbr
    Jeudi 19 Mars 2015 à 17:31
    jplbr

    bonjour suis toujours aussi content de voir tout se que tu voie pour nous de la part de ton oncle jp et bb bon courage beurk 

    2
    parents
    Samedi 21 Mars 2015 à 09:17

    Bonjour  comme toujours de très belle photos tu est toujours la quant il le faux,l'article est passionnant nous avons aimer le passage de Correa et Antonio

    très intéressant ,bon courage et bonne route et surtout et le vent comme ami le plus souvent possible, wink2

    Tes Parents qui pense beaucoup a toi.

     

    3
    FRANCOIS DESPREZ
    Samedi 21 Mars 2015 à 17:03

    Bonjour Jérémie, Au-delà des paysages, cette faune est étonnante et superbe. De quoi, faire réfléchir le chasseur que je suis... Bonne route

     

     

    4
    Marc BLERVAQUE
    Jeudi 2 Avril 2015 à 21:37

    de nouveaux paysages et félicitations pour les photos, je n'avais jamais vu la Lune d'aussi près.

    Bonne route 

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